Comment choisir son Coach…..

3 février 2014

Hints & Tips

 

Vaste question! Et si mes propositions de réponses pourraient paraître « tendancieuses », je vous propose de lire la suite pour vous forger votre opinion…

Un coach dans le cadre « professionnel » est avant tout une personne expérimentée, c’est à dire qui a déjà réalisé un parcours professionnel référent qui lui permet ainsi de comprendre la problématique exposée par le coaché*. Certains, très dogmatiques, ajouteraient qu’il faut avoir eu une pratique managériale, et il y a 10 ans j’aurais dit la même chose, convaincue que la vie en entreprise ne peut être fantasmée et qu’il fallait y avoir goûté pour être à même d’aider.

J’ai rencontré depuis des coachs qui venaient d’horizons différents (psychosociologues, consultants RH) et j’ai alors réalisé que les prérequis étaient avant tout la formation à ce métier et la posture…..

La formation

Quand vous serez amené à choisir votre coach, demandez-lui comment il/elle a appris ce métier; quelle école? quel référentiel? Car un coach doit utiliser des fondements théoriques dans sa pratique. Et pour ma part, mon référentiel est triple  :

- l’analyse systémique (Modèle de Palo Alto) qui approche la problématique vécue par le coaché de façon globale : le « problème » n’est plus seulement celui du coaché, mais il exprime un dysfonctionnement du système (ici son environnement professionnel) auquel il appartient. Alors tout comportement est à analyser en interaction avec autrui, car il prend sa source dans un réseau relationnel complexe.

- le modèle cognitivo-comportemental qui rappelle le rôle de nos croyances et de nos valeurs qui induisent nos comportements. Il nous dit aussi que pour changer un comportement, il faut ‘ comprendre  » l’intention positive qu’il sert avant de pouvoir mettre en place un nouveau comportement qui sera alors plus efficace, dans le sens qu’il apportera un bénéfice durable à l’intéressé tout en respectant son éco-système.

- At last but not least, l’Intelligence Emotionnelle. Les dernières découvertes en neurosciences et en psychologie du développement ont mis en évidence qu’il existait une intelligence globale composée de l’Intelligence Cognitive dite « intellectuelle », qui est mesurée par le Quotient Intellectuel (QI) et de l’Intelligence Emotionelle (prédictive de réussite et mesurée par le quotient émotionnel – QE -),  qui est la capacité à utiliser au mieux les émotions (les siennes, et celles de son environnement) pour s’adapter à la situation vécue et obtenir un résultat bénéfique dans la durée (pour aller plus loin sur le sujet voir mon site professionnel : http://www.mdrconseil.com/default.asp?ikObject=S401 )

La posture

Un coach doit faire preuve de « neutralité ». Il/elle n’est pas là pour juger, ni conseiller, dans le sens « faites ceci ou cela », mais pour écouter et comprendre avec empathie, c’est a dire en se mettant à la place de son interlocuteur sans « projeter »  de solutions (à savoir utiliser comme référence son vécu). Il/elle doit faire en sorte de cerner les leviers du coaché, soit ses « pilotes comportementaux » (croyances, motivations, valeurs) qui lui permettent de se mettre en mouvement pour à terme évoluer. Et il/elle doit travailler à partir et avec eux. Par ailleurs, il/elle doit s’inscrire dans la relation, en étant garant du cadre de travail (cf. déontologie du coaching et éthique du coach – confidentialité et respect) en adoptants une posture « haute »,  à savoir de « sachant » sur la méthodologie utilisée dans les séances et ce, afin de préserver une relation d’aide professionnelle. En revanche il/elle doit savoir se poser en symétrie dans la relation à l’autre, sans jugement ni préjugés, en promouvant un échange d’alter ego qui favorise la co-construction et la bienveillance. Enfin, le/la coach doit pouvoir être « spectateur » de ce qui se passe entre lui/elle et le coaché (les spécialistes parlent alors de position « méta »), afin d’être attentif au bon déroulé de l’interaction et d’ajuster au mieux sa posture durant l’échange.

Voila, vous savez maintenant comment choisir et aussi évaluer un coach dans sa pratique professionnelle…Vous pouvez alors le trouver par bouche à oreille, et c’est souvent le plus efficace même si tout le monde n’a pas envie de partager son expérience de coaching, ou bien en demandant à votre Responsable RH ou Manager si elle/il en connait, ou encore en vous adressant à une Association professionnelle de Coachs**, ou en tapant le mot « coaching » dans votre moteur de recherche ou sur LinkedIn… Mais c’est surtout en le rencontrant de visu ou par téléphone/visio que vous pourrez lui demander ses références et évaluer sa pratique en l’interrogeant sur les formations qu’ il/elle a suivies, sur le référentiel et les outils utilisés, sur les postures qu’il ou elle adopte durant les séances, sur les problématiques qu’il ou elle a déjà rencontrées.

Enfin,ne jamais hésiter à en solliciter plusieurs, avant de choisir… Car avant tout cet accompagnement doit rester une relation d’aide qui doit toujours s’instaurer  dans la confiance !

*coaché : le ou la bénéficiaire du coaching 

** Il existe en France, 3 Associations Professionnelles de Coachs

EMCC – Association Européenne de Coaching – http://www.emccfrance.org/fr/EMCC-France-Association-Europeenne-de-Coaching-141.html

SFCoach –  Société Française de Coaching - http://www.sfcoach.org

ICF – International Coach Federation - http://www.coachfederation.fr

 

 

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